KKOT par Jiwon
L’histoire de KKOT, c’est d’abord celle de Jiwon, arrivée de Corée à Paris il y a plusieurs années et tombée amoureuse d’une autre façon de vivre, plus libre et plus sensible.
Après une reconversion dans l’art floral, elle ouvre KKOT, un lieu à son image, où elle compose des bouquets délicats et fait vivre son univers avec beaucoup de douceur.
Je suis Jiwon Kang, fleuriste coréenne, et je dirige un atelier floral à Paris qui s’appelle KKOT.
Avant de travailler avec les fleurs, j’ai d’abord étudié le design de mobilier en Corée.
Peut-être que ce lien avec la matière et la forme m’a naturellement menée vers les fleurs.
Je suis arrivée à Paris en 2016 pour un voyage et finalement, j’y suis restée. Je me suis naturellement intéressée aux fleurs. Très vite, j’ai ressenti l’envie d’apprendre ce métier de manière sérieuse et approfondie.
Je voulais comprendre ce domaine en profondeur et en apprendre le plus possible.
C’est pour cela que j’ai choisi de commencer depuis les début, en intégrant une école des fleuristes à Paris. Pendant 4 ans, j’y ai appris les fondamentaux du métier et obtenu les diplômes CAP et BP fleuriste. En parallèle, j’ai travaillé avec différents fleuristes afin d’acquérir de l’expérience et développer mon regard.
En décembre 2024, j’ai finalement ouvert mon propre atelier : KKOT.
“KKOT” signifie fleur en coréen.
C’est un mot très simple, mais pour moi il évoque beaucoup : la vie, la fragilité et la beauté du moment présent.
Mon travail se situe entre la technique florale française et la sensibilité coréenne.
Mon activité principale est l’atelier floral : un moment où je partage mon univers et où les gens peuvent découvrir les fleurs d’une autre manière.
Bien sûr, je réalise aussi des bouquets et des compositions pour différentes occasions.
Mais ce que j’aime le plus, c’est partager, prendre le temps avec les fleurs, les observer, les comprendre et les apprécier.
Pour préserver ma sensibilité, j’essaie d’observer attentivement la nature et la vie quotidienne.
Je cherche une beauté qui reste naturelle, familière, mais toujours un peu nouvelle. Cette approche est liée à la sensibilité coréenne, où l’on recherche la retenue, l’équilibre et la simplicité.
Dans l’art floral français, on cherche plutôt à remplir l’espace. Personnellement, je préfère travailler avec le vide. J’aime laisser de l’espace pour que chaque fleur garde son mouvement naturel et puisse exister pleinement
J’aime particulièrement travailler dans un style minimaliste, que ce soit pour un bouquet ou une composition. Mais le moment où je ressens le plus de joie reste la création d’un bouquet de mariée.
C’est sans doute le bouquet le plus spécial dans la vie d’une femme. Je me sens toujours très reconnaissante de pouvoir participer à ce moment. Quand je pense que mon bouquet peut rendre le jour le plus beau et le plus heureux de quelqu’un encore plus beau, cela me touche beaucoup.
C’est un peu drôle à dire… mais je crois que mon endroit préféré chez moi est la petite maison de mon chien. Je l’ai aménagée comme une vraie petite pièce : avec du bois clair, une lumière naturelle très douce, un petit tapis, quelques objets et une plante.
C’est un espace très simple, mais aussi très apaisant. J’aime cette sensation de petit cocon, chaleureux et ordonné. Et puis c’est aussi l’endroit où mon chien semble le plus heureux.
J’aime beaucoup les bougies parfumées.
J’en ai toujours plusieurs chez moi, souvent de marques différentes, et j’aime choisir la fragrance selon l’ambiance ou mon humeur du jour. Je pense aussi que le parfum fait partie de la décoration d’un espace. L’odeur peut vraiment changer l’atmosphère d’une pièce.
J’aime d’ailleurs tout ce qui est lié aux parfums, comme le thé, que j’aime aussi beaucoup collectionner.
Le dernier objet que j’ai acheté est un beurrier en céramique. J’aime beaucoup cuisiner, donc j’aime aussi beaucoup la vaisselle. J’aime les objets simples mais bien faits.
Même si je n’ai plus autant de temps pour cuisiner qu’avant, je ne peux jamais résister à un beau plat ou à un bel objet de table.
